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Developpement Durable et Emergence de L'Afrique

Développement Durable et Émergence de l’Afrique

mercredi 28 octobre 2015

ISBN : 978-2-909550-98-5
Code Belin : 645098
Format : 15,5x24 cm
Nombre de pages : 784
Prix : 47€
Autres infos : Date de parution : Novembre 2015
Date de publication :

L’Afrique dispose d’une fenêtre d’opportunité unique pour accélérer sa marche vers l’émergence. Ses potentialités sont exceptionnelles, tant sur le plan humain, puisqu’elle est aujourd’hui peuplée de plus d’un milliard d’habitants, que du point de vue agricole, minier ou énergétique. Toutefois, ses ambitions de développement ne pourront se réaliser sans prendre en compte les défis du développement humain durable et ceux de l’adaptation au changement climatique.
Le présent ouvrage, édité avec le concours du Programme des Nations Unies pour le développement, met en exergue ces défis ainsi que les potentialités et les meilleures pratiques notamment africaines qui concourent à la promotion d’une meilleure gouvernance environnementale et à la réalisation des Objectifs de développement durable.
Cet ouvrage se fait l’avocat d’une approche intégrée et multisectorielle capable de promouvoir des stratégies de transformation planifiées et inclusives car mobilisatrices des forces vives du continent mais aussi des partenaires de l’Afrique. Il met aussi en valeur les options et progrès engagés en matière de promotion de l’agriculture durable, de gestion de l’eau et des énergies renouvelables, de ramassage des ordures et de recyclage, d’intégration des matériaux de construction adaptés au climat et disponibles localement ou de promotion de l’emploi vert. Enfin, il valorise l’innovation pour des solutions technologiques et des modèles de financement mieux adaptés et accessibles.
Par les analyses et les orientations qu’il définit, cet ouvrage constitue un référentiel pour la compréhension et la mesure des enjeux et un instrument pour la promotion de politiques publiques affinées.

Auteur :

Remy Allah-Kouadio Ministre de l’Environnement, de la Salubrité urbaine et du Développement durable de la Côte d’Ivoire,
Babacar Cissé Représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l’ONU et Coordonnateur des agences du SNU en Côte d’Ivoire,
Luc-Joël Grégoire Directeur pays du Programme des Nations Unies pour le Développement en Côte d’Ivoire

Préface :

MonsieurAlassane Ouattara
Président de la République de Côte d’Ivoire.

Nos pays ont adopté le 25 septembre 2015 lors de la 70e session de l’assemblée générale des Nations Unies, dans un formidable élan de solidarité, les Objectifs de développement durable qu’il convient maintenant d’atteindre grâce à des financements pérennes qui devront nous permettre notamment d’éradiquer la pauvreté à l’horizon 2030. Toutefois, le monde doit aller plus loin et ajouter au programme de développement durable, un accord ambitieux sur le climat, en décembre prochain, compte tenu de l’impact du réchauffement climatique sur chacun des 17 objectifs identifiés. Nous devons cependant être conscients que l’adoption de ces Objectifs intervient au moment même où la croissance économique du continent amorce un ralentissement qui pourrait réduire ses capacités de développement et son attractivité. Il n’en demeure pas moins qu’au regard de ses potentialités et des réformes structurelles réalisées par plusieurs pays, l’Afrique dispose toujours d’une fenêtre d’opportunité unique pour accélérer sa marche vers l’émergence et la transformation de l’économie. Pour y parvenir, nous devons désormais prôner une croissance respectueuse des contraintes environnementales, qui profite à tous. Cette mutation vertueuse ne peut plus attendre. En effet, une étude de la FAO a montré que le taux de déforestation en Afrique subsaharienne a continué de croître. La perte nette de forêts ayant atteint 3,4 millions d’hectares chaque année entre 2000 et 2010. La dégradation des sols et la désertification ont continué de progresser ces dernières années affectant la sécurité alimentaire et la productivité du monde rural. De même, la perte de biodiversité s’est accélérée au cours des quinze dernières années, le nombre des espèces animales et végétales s’étant réduit de l’ordre de 30 % sur le continent. Par ailleurs, nous devons faire face à des désastres environnementaux et des risques de catastrophes naturelles dont l’échelle et l’intensité se sont accrues. Nos pays sont parmi les moins responsables du dérèglement climatique mais aussi parmi les plus vulnérables et les moins bien équipés pour faire face à ces perturbations. Cette injustice envers les pays les plus démunis doit être réparée ; c’est à la fois un préalable et une condition pour que l’accord de Paris sur le climat soit profitable à tous. Ceci est fondamental pour accompagner la transition agricole et la transformation des modes de production et de consommation afin de favoriser une croissance verte essentielle à l’émergence de l’Afrique. Ce défi est aussi une opportunité pour tous, une ouverture pour l’humanité entière. Ce nouveau siècle s’est ouvert sur une déclaration de solidarité sans précédent, pour s’attaquer à l’insuffisance des revenus, à l’omniprésence de la faim, aux inégalités entre hommes et femmes et à la dégradation de l’environnement. Il importe aujourd’hui de veiller à mettre en œuvre ces engagements pour construire un avenir meilleur pour la Côte d’Ivoire et le continent africain. Comme l’ont montré les analyses ivoiriennes contenues dans cet ouvrage, la décennie de crise qu’a connue la Côte d’Ivoire a véritablement affecté les acquis obtenus au niveau national en matière de développement humain durable. Depuis 2012, une croissance économique d’environ 9 % a été obtenue, des progrès ont été enregistrés en matière de réduction de la pauvreté et du chômage, du sous-emploi, de la lutte contre le VIH/sida et d’autres endémies, de parité entre fille/garçon dans les enseignements y compris dans les investissements sociaux de base. L’accès à l’eau potable concerne aujourd’hui plus de 82 % des Ivoiriens, l’énergie pour tous progresse sensiblement de même que la transformation de l’agriculture que nous voulons durable et bénéfique pour le plus grand nombre à travers l’amélioration de la nutrition et de la santé génésique. La Côte d’Ivoire est devenue l’un des leaders de l’économie verte ouest africaine. Elle est le premier porteur de projets du mécanisme de développement propre (MDP Kyoto) de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA). Sa contribution au PIB et au développement manufacturier de la sous-région, ses potentialités de développement et son ambition d’émergence constituent un pilier de référence pour l’Afrique. Ses opérateurs économiques sont également engagés dans le développement durable. Son cadre législatif s’étoffe pour prendre en considération les défis de l’adaptation au changement climatique. Les engagements volontaristes pris ont permis des réformes favorables à la gestion foncière, à l’exploitation plus durable des terres, des mines et des ressources en eau, à l’interdiction des sacs plastiques. Le reboisement en cours et la gestion des ressources forestières et des aires protégées constituent également une priorité pour le bien-être de nos populations. Beaucoup reste encore à faire, mais les politiques publiques continueront de s’atteler à l’inclusivité de la croissance, à une plus grande valorisation du capital humain ainsi qu’à la diversification des modes de production et de consommation. Elles continueront de cibler les options de politiques les plus appropriées pour le développement durable, d’accueillir et de financer les investissements structurels durables, de dynamiser les innovations et l’effort de résilience climatique de notre pays. Au-delà de la Côte d’Ivoire, l’Afrique jouit d’un potentiel illimité en ressources solaires, éoliennes, hydrauliques et géothermiques. Ceci nous permettra de réussir la transition énergétique de nos pays et de poursuivre leur développement. Notre continent dispose également d’un potentiel agricole et minier considérable ainsi que de potentialités de développement exceptionnelles. Nous devons faire preuve d’audace, de créativité, en forgeant des partenariats stratégiques pour l’énergie, l’accès à l’eau, l’assainissement ou la gestion des déchets et ce, en mobilisant des ressources issues tant des secteurs public que privé. Les pays du continent doivent s’efforcer de promouvoir une croissance soutenue, durable, transformatrice des modes de production et bénéfique au plus grand nombre. Nous devons également nous attacher à promouvoir le capital socio-institutionnel dont regorge notre continent jeune, aujourd’hui peuplé de plus d’un milliard d’habitants, en valorisant la dimension sociale du développement humain. Certains pays se sont engagés sur le chemin de l’émergence et mettent en place des politiques et des programmes pour assurer la conservation des actifs naturels ainsi que le bien-être des populations. Le Rwanda, célébré comme étant l’un des pays les plus propres d’Afrique, se distingue par la priorité accordée au développement d’une économie verte grâce à la mise en place de plusieurs projets de promotion des énergies renouvelables, de gestion des ordures et du recyclage. Le Gabon et la République démocratique du Congo s’efforcent de protéger les forêts équatoriales. L’Éthiopie a, quant à elle, entrepris une stratégie visant à développer une économie verte qui repose sur plusieurs piliers interdépendants, notamment l’agriculture, la foresterie, l’énergie et le secteur manufacturier. À l’approche de la Conférence de Paris sur le climat, (COP21), une position africaine, commune et volontariste, se construit, et les pays africains y concourent de manière magistrale en communiquant les engagements qu’ils sont prêts à consentir sur les émissions de gaz à effet de serre. L’Afrique qui s’associe à l’effort collectif de réduction du réchauffement de la planète, en dépit de sa faible contribution à la pollution de la planète, appelle les pays développés à tenir leurs engagements financiers afin que le continent s’adapte aux effets du dérèglement climatique. C’est à cette seule condition de solidarité et d’efforts partagés que nous sauverons notre planète. Il existe des opportunités pour un développement humain durable de l’Afrique qui viendrait pallier à la fois la dégradation des écosystèmes et développer une économie verte, créatrice de richesses et porteuse d’une transformation de l’agriculture et du monde rural, de l’industrie, de la mobilité humaine et des transports, des modes de gestion des ressources en eaux et en énergie, de l’urbanisation, des services sociaux et de la gouvernance, notamment environnementale, etc. Le présent ouvrage édité avec le concours du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) met en exergue les défis, les potentialités et les meilleures pratiques, notamment africaines, qui concourent à la promotion d’une meilleure gouvernance environnementale ainsi qu’à la réalisation des Objectifs de développement durable. Cet ouvrage se fait l’avocat d’une approche intégrée et multisectorielle capable de promouvoir des stratégies de transformation planifiées, inclusives car mobilisatrices des forces vives du continent, mais aussi des partenaires de l’Afrique. Il met aussi en valeur les options et progrès engagés en matière de promotion de l’agriculture durable, de gestion de l’eau et des énergies renouvelables, de ramassage des ordures et de recyclage, d’intégration des matériaux de construction adaptés au climat et disponibles localement, de promotion de l’emploi vert. Enfin, il valorise l’innovation pour des solutions technologiques et des modèles de financement mieux adaptés et accessibles. Par les analyses et les orientations qu’il définit, cet ouvrage constitue un référentiel pour la compréhension et la mesure des enjeux, un instrument pour la promotion de politiques publiques affinées ainsi que le développement de partenariats novateurs. La volonté politique, la mobilisation sociale et l’inventivité seront indispensables pour relever les défis des Objectifs de développement durable, car la transformation des modes de production et de consommation devra s’appuyer sur des stratégies de développement dont les populations se sentiront maîtresses. Ces stratégies devront être guidées par un savoir scientifique solide, des moyens économiques appropriés et une gouvernance résolue, alliant transparence et sens des responsabilités. Nous sommes convaincus qu’il est possible d’améliorer fondamentalement le développement humain, de générer une croissance accélérée et bénéfique pour tous, de mieux maîtriser la mondialisation et la dynamique de développement régional, afin de les mettre au service du plus grand nombre et des plus défavorisés en particulier.

Monsieur Alassane Ouattara
Président de la République de Côte d'Ivoire
Presse :
Extraits :

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