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Quand se tait le silence

Une vie de femme cambodgienne
Kunthear Laut

samedi 30 mars 2013

ISBN : 978-2-909550-85-5
Code Belin : 64085
Format : 13x20cm
Nombre de pages : 192pages
Prix : 15€
Autres infos :
Date de publication :

Quand se tait le silence, c’est un grand cri qui s’en élève. Ce récit est le cri d’une femme cambodgienne blessée, forcée dans sa chair, empêchée d’aimer, interdite d’exister, bridée dans son intelligence. Un cri de rage contre l’inégalité physique, sociale, culturelle des femmes qui font des mœurs une prison dont, même de la plus dorée, on ne peut échapper. À chaque embellie, comme dans les romans populaires, les retombées sont dramatiques.

Comment se débarrasser de cette fatalité de la misère ? C’est là que la jeune Kunthear révèle toutes ses qualités. Elle est belle, elle est courageuse, elle est intelligente, elle est même amoureuse. Aucune de ces qualités ne l’abandonnera tout au long de sa vie.

Un cri, donc, qui nous force à l’entendre et qui n’est pas près de s’éteindre. Un cri rédempteur.

P.-S.

“Un cri de rage contre l’inégalité physique, sociale, culturelle des femmes ...”

Kunthear Laut est née au Cambodge en 1980, juste après la fin du régime des Khmers rouges. Elle grandit dans un village, non loin de Phnom Penh. Aujourd’hui Kunthear Laut est présidente de l’association Article 4, créée pour lutter contre l’asservissement des femmes, leurs trafics d’un pays à l’autre et les violences qui leur sont faites.

Auteur : Kunthear Laut
Préface : Pierre Gazin
"Durant l’année 1979, la zone frontalière entre la Thaïlande et le Cambodge voit arriver des dizaines de milliers de Cambodgiens fuyant leur pays. Les troupes vietnamiennes y sont entrées à la fin de l’année précédente, mettant en déroute le Kampuchéa démocratique des Khmers rouges. L’opinion publique dans les pays occidentaux ne comprend rien à ce qui se passe. Elle perçoit cette armée vietnamienne comme une force occupante, brutale, provoquant la fuite de milliers de boat people dans le sud du Vietnam. Beaucoup de ces fugitifs n’arrivent jamais jusqu’à une côte. La mer et les pirates, pirates de tous genres, se complètent pour les faire disparaître. Mais au Cambodge, cette même armée vietnamienne apparaît comme une force de libération qui met fin à un régime politique aberrant et sanguinaire. Les Occidentaux qui avaient voulu rester aveugles et sourds aux quelques informations provenant du Cambodge de Pol Pot sont obligés de s’ouvrir à la réalité : sous prétexte de purification ethnique et de consolidation de leur révolution, les Khmers rouges ont conduit leur peuple à l’autodestruction. La fin du long conflit indochinois est un désastre.
Ce sont de jeunes paysans, toujours encadrés par les Khmers rouges, qui fuient leur pays. Pourquoi jeunes ? Parce que les plus âgés n’ont pas survécu à la disette, aux maladies, à la violence, aux marches épuisantes dans la forêt, aux mines qu’il faut savoir éviter. Quelques individus plus instruits sont également avec eux. Tous les habitants des villes ne sont pas morts dans la rizière. Les Thaïs accueillent les uns et les autres avec hostilité. Ils ne veulent pas les laisser entrer dans leur pays jusqu’à ce que, sous la pression internationale, ils soient obligés de cesser de les refouler. Les agences des Nations unies créent des camps pour ces Illegal immigrants à l’intérieur de la Thaïlande. Ce sont des camps fermés, clos de barbelés, surveillés par l’armée. Sakeo est un des plus célèbres. L’émotion est grande en Europe et dans l’ensemble du monde occidental...
Presse :
Extraits : postface
Professeur René Soulayrol

"Ce petit livre est un grand cri. Un cri qui vient déchirer le confortable silence d’une conscience occidentale. Silence aussi confortable aussi égoïste, aussi feutré, que celui qui règne dans un club anglais ! C’est le cri d’une femme blessée, forcée dans sa chair, empêchée d’aimer, interdite d’exister, bridée dans son intelligence, conduite à la résignation de la passivité de son sexe. Un cri de rage contre cette inégalité physique, sociale, culturelle des femmes qui font des mœurs une prison dont, même de la plus dorée, on ne peut échapper. Un cri qui sourd de la misère qui colle à ses victimes, les tire en arrière et les fait retomber dans le cratère du misérabilisme comme la fourmi dans celui du fourmilier. Mais un cri d’où sort parfois des notes de fraîcheur lorsque l’espoir d’aimer n’est pas tout à fait mort, lorsqu’un souffle spirituel lui vient de la Pagode, lorsque que l’âme du grand père bien aimé l’assure de son indulgence. Un cri donc qui nous force à l’entendre mais qui n’est pas près de s’éteindre."

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