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Clarisse et Laurent Liautaud sont nés en 1978. Ils ont vécu dans plusieurs pays d’Europe et des Caraïbes avant de passer plusieurs années en Afrique. Clarisse travaille aujourd’hui pour l’Agence Française de Développement et Laurent pour Bain & Company, l’un des leaders mondiaux du conseil en stratégie.

Clarisse et Laurent Liautaud

mardi 16 septembre 2008

Clarisse et Laurent Liautaud sont nés en 1978. Ils ont vécu dans plusieurs pays d’Europe et des Caraïbes avant de passer plusieurs années en Afrique. Clarisse travaille aujourd’hui pour l’Agence Française de Développement et Laurent pour Bain & Company, l’un des leaders mondiaux du conseil en stratégie.

Rafiki de Maputo à Tunis, éditions Grandvaux

P.-S.

http://www.e-voyageur.com/ecrivain-...

Clarisse et Laurent Liautaud ont vécu dans plusieurs pays d’Europe et des Caraïbes avant de passer plusieurs années en Afrique.

(Octobre 2008) Rafiki

Clarisse et Laurent Liautaud ont sillonné les pistes africaines du sud au nord pendant plusieurs mois. Les personnages rencontrés les ont bien vite considérés comme des rafiki - des amis. Ce livre permet aux auteurs de partager leurs questionnements sur le sens du voyage mais aussi sur le développement de l’Afrique et ses relations avec l’Occident. « Heureux qui comme Clarisse a fait un beau voyage ! »

L’immense majorité des pays ne sont pas en guerre civile et la plupart des Africains n’habitent plus dans des huttes. Parce que vous ne vouliez pas prendre l’avion, vous avez traversé l’Afrique pour rentrer en France. Comment s’est passé votre voyage ? Comment vous êtes-vous organisés ? Nous sommes rentrés du Mozambique avec notre voiture que nous avions aménagée pour l’occasion, de manière à avoir plusieurs jours d’autonomie en eau, nourriture, carburant et... pièces détachées. Le plus souvent, nous campions sur le toit de notre voiture. Attention à ne pas laisser penser ici que l’Afrique est un no man’s land. Notre équipement était avant tout destiné à permettre de profiter des parcs animaliers du Botswana où l’on peut camper au milieu des animaux, sans aucune infrastructure. La traversée de l’Afrique par la route est relativement paisible, à part au Soudan. Au nord de Khartoum, l’état des pistes est en effet épouvantable. On doit parfois choisir entre le sable mou ou la voie ferrée...

On ne peut planifier la traversée de 15 pays au jour le jour, mais le plus important est de garder un œil attentif sur l’évolution des conditions de sécurité dans les pays traversés. Ce qui requiert le plus de patience, c’est la partie administrative du voyage, à la fois pour les visas et l’importation temporaire de la voiture dans chaque pays. Aux frontières, certains fonctionnaires sont incroyablement tatillons.

Selon vous, et d’après ce que vous avez vu de l’Afrique tout le long de votre voyage, pourriez-vous nous dire à quoi ressemble ce continent aujourd’hui ? Avant de traverser l’Afrique, nous avons vécu deux ans au Mozambique. L’Afrique ne ressemble certainement pas à l’image qu’en véhiculent les médias français ou même d’ailleurs certains récits de voyage qui flattent certains clichés en décrivant un continent uniquement peuplé de sympathiques habitants toujours souriants et en boubou.

L’immense majorité des pays ne sont pas en guerre civile et la plupart des Africains n’habitent plus dans des huttes. Certains pays se développent vite, quelqu’un qui se rendrait par exemple deux fois à Maputo, au Mozambique, à six mois d’intervalle verrait la différence en observant les constructions ou le développement de la circulation automobile et du commerce. L’animation, l’élan et la jeunesse de la population sont les premières choses qui marquent lorsque l’on vient d’Europe.

Et puisque nous parlons aussi de voyage, rappelons que l’Afrique c’est à la fois les plages paradisiaques du Mozambique, les réserves du Botswana où l’on campe au milieu des lions, les dunes orangées du désert du Namib ou les vestiges médiévaux en Ethiopie. Sur le plan touristique, l’Afrique est bien plus intéressante que certaines destinations à la mode.

Vous parlez de riches occidentaux, « vivant au milieu d’un océan de pauvreté ». D’un côté, il y a des « gratte-ciels » et, de l’autre, des « baraquements de tôle ondulée ». Avez-vous été choqués par ces écarts sociaux très marqués ? Oui. Mais le plus important est qu’aujourd’hui le mode de vie des occidentaux n’est plus un secret pour personne : les villageois des régions les plus reculées ont en général accès à au moins un téléviseur. Ce qui choque le plus, ce n’est pas la richesse des occidentaux expatriés ou de l’élite locale, mais plutôt l’écart de richesse entre les pays du Nord et des régions qui ne sont plus qu’à quelques heures d’avion de Paris.

Vous êtes allés à la rencontre de personnes très modestes. Savez-vous ce qu’ils pensent des occidentaux qui s’installent sur le continent africain ? Et les occidentaux que vous avez côtoyés, vous ont-ils fait partager leur vision de la société africaine ? Nous n’avons rencontré qu’une personne résolument hostile à l’Occident, au discours très construit et très marqué idéologiquement, dans un camping au Soudan. Quant on pense au comportement de certaines multinationales occidentales ou aux manipulations des cours des matières premières, une personne, c’est bien peu mais nous avons peut être eu de la chance ! Quant aux occidentaux que nous avons côtoyés, il est difficile de leur attribuer une vision commune de la société africaine. D’abord parce que certains s’en fichent ! Mais au-delà, le formidable espoir de ce voyage est la rencontre d’entrepreneurs, occidentaux mais aussi africains, qui ne se posent pas trop de questions sur la société africaine, ni sur le retard de développement réel et supposé du continent, et qui construisent son avenir.

Vous écrivez dans votre livre que « le voyage est l’activité humaine la plus égoïste ». Mais vous ajoutez, plus loin, qu’il serait insignifiant sans les autres hommes. Comment expliquez-vous ce paradoxe ? ? Un voyage est égoïste car il implique de quitter les siens, de dépenser beaucoup en peu de temps et de ne nouer que peu de liens durables dans les régions que l’on traverse. Mais ce qui fait la richesse du voyage, ce sont les rencontres qu’il provoque, y compris avec des ressortissants de son propre pays avec lesquels on ne se serait pas lié dans des circonstances normales. Ce sont ces rencontres avec d’autres voyageurs, des entrepreneurs ou de simples villageois que nous avons voulu raconter dans notre livre.

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