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Pêcheurs du Sénégal

Yasmine Sweetlove, Christian Langlois

vendredi 6 avril 2007

ISBN : 978-2-0909550-48-0
Code Belin : 645048
Format : 27 x 24 cm format italien
Nombre de pages : 96 pages
Prix : 24 €
Autres infos : broché avec rabats, 73 photographies couleur
Date de publication :

ll était une fois une terre battue par les vents : de grandes plages, une île à l’ouest de l’ouest de la terre d’Afrique. Quelques pêcheurs lébous y vivaient dans de petites maisons en bois, au rythme des sorties en mer quotidiennes sur leurs pirogues dans les alizés. Et puis tout a changé, le poisson se fait rare, les jeunes rêvent d’un eldorado au-delà de l’horizon...
Pour mieux comprendre, et peut-être se trouver, Yasmine Sweetlove est partie à la rencontre du monde de ces pêcheurs qui, de Saint-Louis du Sénégal à la Casamance, jettent inlassablement leurs filets à la quête d’une pêche de moins en moins miraculeuse.
Elle regarde l’intimité de la vie avec la fraîcheur de sa jeunesse, c’est pour cela que son regard nous touche.

P.-S.

Auteurs :

Yasmine Sweetlove est une jeune photographe flamande francophone. Son travail est influencé par le vécu de plusieurs pays africains, comme le Maroc où elle est née et le Sénégal où elle vit actuellement Ce premier livre, Pêcheurs du Sénégal, est le résultat de sa grande sensibilité, de son immersion dans la culture africaine et de ses multiples reportages.

Christian Langlois est né au Sénégal. C’est un marin dans l’âme et un baroudeur invétéré de l’Afrique. Industriel, valorisant les produits de la pêche artisanale, il maintient ses liens amicaux avec les pêcheurs traditionnels sénégalais dont il apprécie le courage et le savoir ancestral. Il a offert à la photographe son appui, sa connaissance, ses contacts et son amitié.

Auteur : Yasmine Sweetlove, Christian Langlois
Préface :
C'est dans l'art photographique que Yasmine Sweetlove exprime admirablement un dialogue des cultures. Pétrie de son identité occidentale, elle nous livre dans ses œuvres des images négro-africaines rares et riches. Un faisceau de pirogues bigarrées prêtes à chevaucher la barre rappelle une ligne de pur-sang arabes piaffant face à une mer de sable. Ici une pirogue, grosse d'un zoom approprié, surgit du crépuscule tel un prédateur des eaux, ailleurs une autre dégorge une multitudes de poissons autour desquels s'affairent jeunes et vieux pour la vie du village des pêcheurs. De Guet-Ndar à Saint-Louis en passant par Kayar et Ngor jusqu'à Bétenti puis Elinkine dans la verte Casamance, l'œil magique de Yasmine analyse la société des Lébous avec élégance et rigueur. La prédominance de la vie communautaire est nette, le partage est partout. Les personnages des photographies de Yasmine sont typiques : un pêcheur bardé d'amulettes contre le mauvais sort en haute mer, le visage angélique d'une jeune-fille à côté de sa grand-mère dont le regard et les rides disent les affronts du temps. Je me suis attardé sur certaines photographies dont la «semblance» est celle d'un tableau de peinture, le jeu de lumière d'un portrait appelle l'art de Rembrandt, un ciel à la couleur du fleuve chargé d'alluvions est une image exceptionnelle, un coucher de soleil digne de l'imaginaire d'un peintre artiste.
Professeur Sakhir Thiam
Président de l'Université Dakar Bourguiba
Presse :
Extraits :
"A l'extrémité de l'Ouest-Afrique, sur une pointe de terre ouverte au grand large, un après-midi d'hivernage se termine. Venant du nord, une brise rafraîchissante apporte des odeurs d'essence passagères, cueillies des pirogues qui transportent un flot continu de jeunes Dakarois partis à la découverte de l'île de Ngor, posée à quelques centaines de brasses.
Sur la gauche de l'île, la barre habille l'horizon d'une ligne blanche en mouvement perpétuel. Un peu plus à l'ouest, un halo de brume vient d'avaler le soleil. Ici, le ballet des vaguelettes rythme juste un léger ressac, ponctué d'éclats de moteurs hors-bord. Sur la plage étroite que domine le village, une trentaine de pirogues bariolées est alignée, en bon ordre.
En arrière-plan une nuée d'habitations, d'où émergent quelques constructions en terrasse de trois étages, étale au vent des cordées de linges multicolores. Les murs non crépis laissent voir les briques mangées par les embruns, quelques façades couleur saumon semblent en meilleur état. De partout fusent des antennes de télévision qui pointent la ronde lente des milans.
Sur sa terrasse, Aladji est debout face à la mer avec son fils Samssidine.
- Mon fils, tu as commencé la pêche à 13 ans, après tes 5 années à l'école coranique. Aujourd'hui, tu es un bon pêcheur, courageux et travailleur. Mais voici venue la saison des pluies. Les vagues et les vents rendent la pêche plus dangereuse, aussi je vais reprendre la mer avec vous le temps que durera l'hivernage*. Il vous manque encore de l'expérience et nous ne pouvons pas risquer de faire une mauvaise marée qui nous empêcherait de repartir.
- Père, voici 8 ans que je navigue sur ta pirogue de 12 mètres où nous sommes 8 pêcheurs courageux. Nous travaillons sur la Guinée et la Sierra Leone à longueur d'année et n'arrêtons que le mois de la Tabaski*. Tu as 59 ans et tu as pris ta retraite il y a six ans déjà. Tu devrais seulement garder ton activité de mareyeur et continuer à préparer le bateau pour les départs suivants.
- Samssidine, comme tu le sais, il faut quatre jours pour aller en Sierra Leone et cinq pour en revenir, sans compter les 2 à 3 jours de pêche. Cela représente beaucoup de frais. Jusqu'en 2004 nous avons gagné de l'argent, mais depuis il arrive que la marée ne soit pas rentable.

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